Il y a des défaites qui marquent une génération… et d’autres qui deviennent presque une habitude. L’Italie vient d’enchaîner une nouvelle désillusion majeure en manquant, une fois de plus, la Coupe du monde. Cette fois, c’est la Bosnie qui a refermé la porte, laissant une Nazionale sonnée, incrédule… et un peu résignée.
Le symbole de cette soirée ? Un jeune attaquant prometteur, encore au début de son histoire en sélection, qui voit déjà son rêve mondial s’effondrer lors d’une séance de tirs au but cruelle. Une image forte, presque cinématographique : celle d’un joueur cachant son visage, comme pour ne pas voir une réalité devenue trop familière.
Car le plus frappant, ce n’est plus vraiment l’élimination en elle-même… mais sa répétition. Après d’autres revers marquants ces dernières années, cette nouvelle sortie de route confirme une tendance inquiétante : l’exception est devenue la règle. Une génération entière commence même à grandir sans avoir connu l’Italie en Coupe du monde — impensable il y a encore peu.
Autrefois, la Squadra Azzurra se mesurait aux plus grandes légendes du football mondial avec assurance et fierté. Aujourd’hui, elle trébuche face à des équipes jugées plus modestes, mais souvent mieux organisées, plus solides mentalement… et peut-être simplement plus affamées.
Le constat est brutal : ne pas se qualifier pour une compétition élargie à 48 équipes relève presque de l’inconcevable pour une nation au palmarès aussi riche. Et pourtant, cela devient une réalité récurrente.
Entre nostalgie des grandes heures et nécessité urgente de renouveau, l’Italie se retrouve face à elle-même. Une question flotte désormais dans l’air : s’agit-il d’un simple passage à vide… ou du début d’un long cycle à reconstruire ?
Une chose est sûre : à ce rythme, même les tifosi commencent à s’habituer à l’inacceptable — et ça, c’est peut-être le vrai problème.